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Pourquoi continuer à écrire sur ce blog et m’acharner à tenir la
promesse que je me suis faite de publier deux billets par semaine ? Pourquoi continuer quand ce que je pense être le meilleur, ou plus modestement le moins mauvais, de mes derniers articles
(voir article précédent) ne recueille que 6 commentaires en 4 jours pleins ? Pourquoi continuer ? Parce que j’aime ça, tout simplement. Parce que j'aime l'idée que certain(e)s réagiront, qu'il y aura
discussion. Parce que j’aime l’idée de pouvoir tour à tour m’indigner, m’étonner, aimer ou détester.
S'indigner :
Cela aurait pu être un beau roman, une belle histoire. Elle aurait pu faire l'objet d'une adaptation au cinéma à la façon des oeuvres de Frank Capra. Le film, émouvant et drôle à la fois, aurait
pu s'appeler « la milliardaire et l'intermittent ». Las l’histoire dont je souhaite vous parler relève plutôt de la mauvaise blague et ressemble à une chronique sordide d'arnaque aux prestations sociales. Dans le rôle de la milliardaire, Mlle Laurence Pinault-Valencienne, héritière
du grand industriel français ami de Jacques Chirac et soutien financier de la campagne de Nicolas Sarkozy (vous avez dit
rupture ?). Dans le rôle de l’intermittent, son compagnon, M. Adda Osmani, animateur radio de son état. Tous deux ont fraudé, il n’y
a pas d’autre mot, durant six années consécutives, de février 1999 et mai 2005, les services du Conseil Général des Hauts de Seine, en percevant de manière indue … le RMI (vous avez dit
équité ?). Comment ? Rien de plus simple en fait, ils auraient tout simplement « oublié » de déclarer qu’ils vivaient ensemble. Et que donc, de ce fait, la perception
du RMI ne se justifiait plus pour le compagnon de la fille de celui qui compte parmi les 10 premières fortunes de France. Mais le plus fort dans l’histoire c’est que ces braves gens ont
failli ne jamais être rattrapés par la justice. Car le Conseil Général n'a jamais porté plainte. En fait, si l'affaire s’est ébruitée c’est à cause d’une enquête de l'émission Pièces à
conviction consacrée aux fraudes et datant de novembre 2006. Elle y évoquait un rapport d'enquête confidentiel d'un agent de la CAF datant de mai 2005 (date d’arrêt de
perception du RMI par Mme la milliardaire, vous avez dit coïncidence ?). La CAF avait alors saisi la justice pour vol et violation du secret professionnel. L'enquête s'est élargie et a
abouti au renvoi des deux prévenus devant le tribunal … où, et ce n’est que justice, ils ont été condamnés hier à 8 mois de prison
avec sursis et 25 000 € d'amende chacun. Il est peu de dire que cette attitude me fait vomir, que tant de rapacité et de sans gène mêlés me
font bouillir. Heureusement, non seulement la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre les a condamné mais elle a en fait doublé les – ridicules - réquisitions du ministère public, se prévalant du « comportement inadmissible et insupportable » des prévenus. Les avocats de la défense ont
d'ores et déjà annoncé leur intention de faire appel (rapacité et sans gène disais-je) …

Aimer et détester
:
Pour conclure ce post je ne vais finalement pas aborder le verbe « aimer » et donc pas vous parler des deux nouveaux blogs inscrits à la
rubrique « ils sont à voir », de la nouvelle communauté inscrite à la rubrique « ils m’accueillent » ou de certains nouveaux venus sur ce blog. Cela sera pour plus tard. Je
vais passer tout de suite à « détester ». Car dernièrement j’ai été victime de l’attaque d'un « haker ». Jusque là, rien d’anormal me direz vous pour
qui comme moi fréquente internet régulièrement. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un site que je suis allé visiter, ou d’un mail que j’ai reçu. Il s’agit plutôt d’un petit malin qui est
tout simplement venu visiter mon blog. Ce faisant il a tout naturellement laissé une trace de son passage dans mon interface d’administration. Content de découvrir un nouveau visiteur,
j’ai cliqué sur le lien et, aussitôt, mes antivirus se sont déclenchés. Toutes sirènes hurlantes, ils m’ont prévenu que je venais d’arriver chez un indélicat et que, si je ne voulais pas voir la
mémoire vive de mon PC réduite à l’état de compote de pomme, il fallait que je lâche les chiens et intervienne dans l’instant. C’est évidemment ce que j’ai fait et, si j’en crois le
fonctionnement toujours ad hoc de mon micro, ce fut bien fait. Mais bon dieu, qu’est ce que je peux détester ces crétins là ! Quels plaisirs peuvent-ils
avoir à faire ch*er les gens comme ça ? Ils sont encore plus nuls que les deux Bonny and Clide d'opérette cités en début du présent billet car leur seule motivation est de casser,
gratuitement.
Ils ont dit